Organisme référencé Datadock

Gestion locative

Dégradations de locaux loués : indemnisation possible du bailleur même sans réparations préalables !

🔍 Des locaux donnés à bail par une SCI subit des dégradations au niveau de la pompe à chaleur dont ils sont équipés. Peu de temps après, la société qui en est locataire donne congé et restitue les lieux sans avoir purgé tous les impayés de loyer.

Toutefois, avant de partir, la locataire confie à un technicien les travaux de remplacement de la pompe à chaleur dégradée durant son occupation des locaux. Elle comptait ainsi laisser à la SCI (bailleresse) la charge du coût des travaux en cours. Sans attendre la fin des travaux, la SCI assigne la locataire et la société de maintenance en indemnisation. Le préjudice subi par la SCI est lié à la fois au coût de remplacement de la pompe et aux impayés de loyer.

La Cour rappelle que le préjudice résultant du mauvais entretien de l’équipement peut être établi et réparé même si les travaux de remplacement ne sont pas intégralement réalisés. Pour se voir allouer l’indemnisation, la bailleresse devra démontrer le lien de causalité entre ce préjudice et une faute contractuelle du locataire.

Réparation pompe a chaleur

La Cour rappelle que le préjudice résultant du mauvais entretien de l’équipement peut être établi et réparé même si les travaux de remplacement ne sont pas intégralement réalisés. Pour se voir allouer l’indemnisation, la bailleresse devra démontrer le lien de causalité entre ce préjudice et une faute contractuelle du locataire.

A noter : ⚠️ Le cas d’espèce n’est qu’une illustration des règles habituelles : d’une part il est nécessaire pour le propriétaire bailleur de démontrer la faute du locataire, d’autre part la Cour rappelle le principe de réparation intégrale selon lequel il n’est pas nécessaire de justifier par des devis et factures de réparation pour pouvoir être indemnisé.

Articles similaires

Baux successifs : la date certaine comme fève juridique

Comme dans la galette des rois, la fève ne se cache pas au hasard : en matière de baux successifs, c’est la date certaine qui couronne le premier preneur.
La Cour de cassation par un arrêt du 4 septembre 2025 (3e civ., 4 septembre 2025 n° 24-14019) rappelle que face à deux baux sur le même bien, l’emporte celui qui a acquis en premier date certaine (1) (art. 1377 C. civ.).
Le second bail n’est pas nul : il est inopposable au premier, sauf mauvaise foi.
Pour l’immobilier d’entreprise, la date certaine devient la fève qui garantit la sécurité juridique.

Lire la suite »

PADDUC : où la fève se cache parfois… dans un champ d’oliviers

Le Conseil d’État a confirmé par un arrêt du 9 décembre 2025 (CE ch. Réunies 9 décembre 2025, Req. 491693) l’annulation d’un permis en Corse : faute de PLU/SCOT, le PADDUC s’impose et les espaces stratégiques agricoles (ESA) posent un principe d’inconstructibilité, sauf exceptions encadrées.
Pour les acteurs transaction, la leçon d’Épiphanie tient en trois mots : vérifier, cartographier, sécuriser. À défaut, la galette finit sans fève et la promesse, sans constructibilité.

Lire la suite »

AOH (1), SRU (2), bureaux→logements

La proposition de loi visant à conforter l’Habitat, l’offre de logement et la construction (CHOC) déboulant au Sénat fin 2025 promet d’apporter or, myrrhe et encens à la filière : objectifs 2030 plus lisibles, rôle de l’Autorité Organisatrice de l’Habitat (AOH) renforcé, assouplissements ciblés de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (SRU) et trajectoires accélérées de reconversions des bureau en logements.

Lire la suite »