Organisme référencé Datadock

Copropriété et meublés de tourisme :

le Conseil constitutionnel valide la loi LEMEUR

Airbnb sous pression : les règlements de copropriété reprennent la main

La fête est (vraiment) finie pour les meublés touristiques en copropriété.

Par une décision très attendue du 19 mars 2026 (n° 2025‑1186 QPC), le Conseil constitutionnel a validé la conformité à la Constitution des dispositions issues de la loi LEMEUR permettant d’interdire les meublés de tourisme par une simple majorité des deux tiers.

Un tournant juridique majeur pour les copropriétés… et un signal clair adressé aux plateformes comme Airbnb.

Immeuble de copropriété illustrant les nouvelles règles d’interdiction des meublés de tourisme et locations Airbnb

Le Conseil constitutionnel valide l’interdiction des meublés de tourisme en copropriété

Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité par une SCI contestant une interdiction votée en assemblée générale, le Conseil constitutionnel a jugé que :

  • la possibilité de modifier le règlement de copropriété sans unanimité,
  • afin d’interdire les locations en meublés de tourisme,
  • ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de propriété ni à la liberté d’entreprendre.
 

👉 En clair : le dispositif de la loi LEMEUR est constitutionnel, sans réserve.

Quand une copropriété peut-elle interdire Airbnb ?

copropriété location touristique

Le Conseil rappelle cependant que cette faculté n’est ni générale ni automatique.

L’interdiction n’est valable que si plusieurs conditions sont réunies :

  • le règlement de copropriété prévoit une clause d’habitation bourgeoise excluant toute activité commerciale ;
  • l’interdiction ne concerne que les résidences secondaires (la résidence principale reste protégée) ;
  • la décision est prise à la majorité des deux tiers (article 26 de la loi de 1965) ;
  • elle s’applique de manière identique à l’ensemble des copropriétaires ;
  • la location classique (bail d’habitation) demeure autorisée.
 

Le juge judiciaire conserve, bien entendu, un pouvoir de contrôle sur la régularité du vote et la destination réelle de l’immeuble.

Le règlement de copropriété redevient central dans les locations touristiques

Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de responsabilisation de l’écosystème Airbnb.

➡️ Après avoir facilité l’interdiction des meublés touristiques au niveau des copropriétés,
➡️ le droit positif s’attaque désormais en amont, à la responsabilité des plateformes.

Comme nous l’avions analysé dans notre précédent article,


👉 Airbnb peut voir sa responsabilité engagée en cas de sous‑location illégale, notamment lorsqu’elle est informée de l’irrégularité de la situation et laisse perdurer les annonces.

🔗 À relire absolument : Responsabilité d’Airbnb et sous‑location illégale : la plateforme n’est plus intouchable

responsabilité Airbnb sous-location illégale jurisprudence 2026

Airbnb et sous-location illégale : les plateformes désormais sous surveillance

La combinaison des deux évolutions est redoutablement efficace :

✅ les copropriétés peuvent interdire plus facilement les meublés de tourisme ;

✅ les plateformes ne peuvent plus fermer les yeux sur les irrégularités ;

✅ les copropriétaires bailleurs s’exposent à une double fragilisation juridique.

Le message est clair :

👉 le règlement de copropriété redevient la pierre angulaire de la régulation des locations touristiques.

Ce que doivent retenir les professionnels de l’immobilier

Pour les syndics, administrateurs de biens et conseillers juridiques :

  • sécurisation impérative des résolutions d’AG ;
  • vigilance accrue sur la rédaction et la mise à jour des règlements de copropriété ;
  • anticipation des contentieux à venir, notamment avec les investisseurs en meublé.
 

Pour les professionnels de la location touristique :
👉 le modèle “Airbnb en copropriété résidentielle” devient juridiquement de plus en plus risqué.

Immodroit formation

Sur le terrain, ces sujets ne laissent pas de place à l’approximation. C’est pourquoi nous les traitons en profondeur dans nos formations, avec des cas concrets, des réponses opérationnelles et un objectif clair : vous rendre plus serein dans vos pratiques. Vous avez besoin de vous former ou de valider vos heures ALUR ? On en parle ensemble : laissez-nous un message, on vous recontacte gratuitement.

Articles similaires

Nous contacter

Contactez nous par téléphone au 07 66 23 83 01

ou par e-mail à  contact@immodroit-formation.fr

ou directement en nous laissant votre demande en remplissant les champs ci-contre.

Notre équipe commerciale est disponible pour vous !

En envoyant ce formulaire, j'accepte que les informations inscrites soient traitées dans le cadre de la demande.
Les champs marqués d'un * sont obligatoires

Disponibilités

Remplissez ce formulaire pour connaître
les dates de la formation qui vous intéresse.