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⚡ Actu septembre 2026
Un acquéreur compte sur MaPrimeRénov’ pour financer ses travaux ? Depuis le 1er septembre 2026, les règles ont changé. Voici ce que l’agent immobilier doit savoir… et dire.
✍️ Par Christelle Girard, Formatrice · 📅 Octobre 2026 · ⏱️ 6 min de lecture
La scène est devenue fréquente lors des visites. Un acquéreur découvre une maison classée F ou G, constate que l’isolation est à refaire, que le système de chauffage est vieillissant, puis conclut rapidement : « Ce n’est pas grave, MaPrimeRénov’ financera une partie des travaux. »
Jusqu’à récemment, ce raisonnement était souvent pertinent. Mais les règles du dispositif MaPrimeRénov’ ont été profondément modifiées par un décret et deux arrêtés publiés le 27 août 2026. Pour les professionnels de la transaction immobilière, ces évolutions méritent une attention particulière, car elles peuvent impacter le budget global d’un acquéreur et, par ricochet, la réussite d’un projet d’acquisition.
L’agent immobilier n’a évidemment pas vocation à se substituer à un conseiller France Rénov’ ou à un accompagnateur spécialisé. Mais son devoir d’information et de conseil l’incite à attirer l’attention de ses clients sur ces changements lorsqu’ils envisagent des travaux de rénovation énergétique.
Depuis plusieurs années, MaPrimeRénov’ permet de financer des travaux destinés à améliorer la performance énergétique des logements.
Le dispositif reposait notamment sur deux mécanismes :
Avec la réforme entrée en vigueur le 1er septembre 2026, l’objectif du Gouvernement est clair : encourager les rénovations d’ampleur plutôt que les interventions ponctuelles.
Concrètement, plusieurs catégories de travaux ne sont désormais plus financées dans le cadre du parcours « par geste » :
⚠️ Bon à savoir
Ces travaux ne disparaissent pas du dispositif. Ils peuvent toujours être aidés dans le cadre du parcours « accompagné », mais selon des conditions plus exigeantes et dans une logique de rénovation globale.
De nombreux acquéreurs intègrent les aides publiques dans leur plan de financement global. Le coût des travaux n’est plus uniquement évalué en fonction des devis, mais également en tenant compte des aides attendues.
Prenons un exemple classique :
Un acquéreur visite une maison construite dans les années 1970. L’isolation des combles, des murs et le système de chauffage doivent être refaits. Lors de son calcul budgétaire, il estime qu’une part importante des travaux sera financée par MaPrimeRénov’.
Or, selon la nature des travaux et la date de dépôt du dossier, les règles applicables ne sont plus les mêmes qu’il y a quelques mois.
Le risque est alors simple : l’acquéreur découvre après la signature que les aides espérées sont moins importantes, plus complexes à obtenir ou conditionnées à un projet de rénovation plus ambitieux que prévu.
Autrement dit, un budget prévisionnel peut rapidement perdre en cohérence.
La réforme vise principalement les logements nécessitant des travaux importants de rénovation énergétique.
Le législateur a toutefois prévu une mesure transitoire pour les biens les plus énergivores.
📌 Régime transitoire F et G
Les logements classés F ou G continueront à bénéficier du parcours « par geste » pour les travaux encore éligibles jusqu’au 31 décembre 2027 en France métropolitaine.
Cette information est particulièrement importante pour les agents immobiliers spécialisés dans la vente :
Dans ce segment du marché, la question des aides publiques est souvent abordée dès les premières visites.
Et soyons honnêtes : rares sont les acquéreurs qui demandent aujourd’hui la couleur des volets avant de demander le classement DPE.
La réforme ne transforme pas l’agent immobilier en expert des aides à la rénovation.
Il n’a pas à :
En revanche, il est de bonne pratique d’attirer l’attention de l’acquéreur lorsqu’il évoque son intention de financer des travaux grâce à MaPrimeRénov’.
Une phrase simple peut suffire :
« Les conditions d’accès à MaPrimeRénov’ ont récemment évolué. Je vous invite à vérifier précisément votre éligibilité et le montant des aides avant de finaliser votre budget travaux. »
Cette précaution présente plusieurs avantages.
Elle démontre que le professionnel s’intéresse au projet global de son client.
Les dispositifs évoluent vite, les conditions d’éligibilité sont nombreuses et chaque situation nécessite une analyse individuelle.
Les évolutions ne concernent pas uniquement le parcours « par geste ».
À compter du 1er septembre 2026, certaines opérations réalisées dans le cadre du parcours « accompagné » ne pourront plus bénéficier d’une aide lorsqu’elles conduisent à installer ou conserver un système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire comportant un équipement utilisant des combustibles fossiles dans une maison individuelle.
L’objectif est clairement affiché : accélérer la sortie des énergies fossiles dans les projets de rénovation énergétique.
Pour les agents immobiliers, cela signifie qu’il peut être utile d’inciter les acquéreurs à vérifier très en amont la compatibilité de leur projet de rénovation avec les nouvelles conditions d’aide.
Face à ces évolutions, quelques réflexes simples peuvent être adoptés :
L’objectif n’est pas de compliquer la transaction.
Au contraire, un acquéreur correctement informé est souvent un acquéreur qui sécurise mieux son financement et limite les mauvaises surprises après la vente.
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Christelle Girard
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