Décret copropriété 2025 : les 8 changements majeurs pour les syndics en 2026
Décret du 22 décembre 2025 : 8 changements majeurs pour les syndics en 2026. État daté, AG, emprunt collectif… tout ce qui change.
La proposition de loi visant à conforter l’Habitat, l’offre de logement et la construction (CHOC) déboulant au Sénat fin 2025 promet d’apporter or, myrrhe et encens à la filière : objectifs 2030 plus lisibles, rôle de l’Autorité Organisatrice de l’Habitat (AOH) renforcé, assouplissements ciblés de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (SRU) et trajectoires accélérées de reconversions des bureau en logements.
Pour les gestionnaires locatifs, l’épiphanie est avant tout opérationnelle : piloter la conformité, sécuriser les congés pour travaux et orchestrer des travaux qui lèvent la pâte… sans faire déborder la galette du four.
L’AOH (autorité organisatrice de l’habitat) structure l’action locale du logement : elle coordonne planifie, finance et organise les priorités territoriales. La loi SRU fixe, quant à elle, des obligations de logements sociaux à l’échelle communale, avec des objectifs et des sanctions graduées. Quant à la loi du 16 juin 2025 qui facilite la reconversion des bureau en logements, elle vise à transformer des surfaces tertiaires vacantes en résidences habitables.
L’enjeu de la proposition de Loi CHOC pour 2026–2030 est d’articuler ces trois leviers pour réinjecter de l’offre, réduire la vacance et améliorer la performance énergétique du parc.
Comment?
Cette proposition de loi va inévitablement créer de nouveaux enjeux et risques juridiques pour les gestionnaires locatifs mais également de belles opportunités d’investissement.
Une augmentation du droit de préemption est à prévoir.
D’une part la proposition prévoit la la creation d’un droit de préemption urbain afin de regular le marché et lutter contre la speculation.
D’autre part sous certaines conditions le droit de préemption pourra être transféré au prefet enc as de carence des collectivités locales.
Le projet permettrait également d’intégrer la transformation des bureau en logement au sein des ORT (3); faciliterai l’éviction des professionnels locataires desdits bureau et intégrerai une obligation d’aménagement des bureau “favorable à la qualité de vie des habitants”.
Enfin le droit de préemption du locataire en cas de vente de l’immeuble par le propriétaire serait élargi aux meublés
Mais ce projet est également une belle opportunité puisqu’il renforcerait l’arsenal juridique de lutte contre le squat et favoriserait l’accession à la propriété.
Enfin le projet de soutiendrait la renovation énérgétique des logements en accordant aux propriétaires la possibilité de délivrer un congé pour travaux de renovation énergétiques dans les parties privatives.
Le projet souhaite également inscrire aux missions de l’agence nationale de de l’habitat (ANAH) la lutte contre la vacance locative.
La crise de l’offre tient à un faisceau de causes :
Renforcer l’ingénierie AOH permet d’adapter les règles à la réalité des quartiers (gabarits, stationnement, mixité), tandis que des ajustements SRU donnent de l’oxygène aux communes qui peinent à tenir le rythme tout en conservant la trajectoire sociale. Les reconversions tertiaires, enfin, constituent un gisement rapide de mètres carrés dès lors que l’urbanisme et la technique suivent (structure, lumière, ventilation, acoustique).
Côté droit, l’ensemble de ces propositions sont à suivre et imposent une veille resserrée.
Côté opérationnel, des travaux d’aménagement seront souvent à prévoir. Or un phasage de chantier approximatif génère une vacance locative évitable; un budget énergétique mal cadré plombe le TRI de l’opération.
Situation :
Immeuble ancien situé en zone tendue.
Programme de travaux lourds comprenant une isolation globale et la réfection des réseaux.
Le congé est motivé par l’impossibilité d’exécuter les travaux en présence du locataire.
Un calendrier détaillé des travaux est joint, ainsi qu’un dispositif d’accompagnement au relogement.
Solution :
Délivrer un congé pour travaux dûment motivé et documenté.
À l’issue des travaux, procéder à la relocation du bien avec un loyer conforme à l’encadrement local, et communiquer sur l’amélioration de la performance énergétique.
Situation :
Plateau de bureaux situé en Opération de Revitalisation de Territoire (ORT).
Réalisation d’une étude de faisabilité urbanistique, complétée par un audit structurel et incendie, en vue d’une transformation en logements (studios et T2).
Solution :
Engager la transformation en logements en mobilisant le bonus de constructibilité lié à l’ORT afin d’améliorer l’équilibre économique du projet.
Sécuriser la rentabilité par une phase de pré-commercialisation permettant de limiter la vacance locative.
Situation :
Parc immobilier diffus présentant des niveaux de performance énergétique hétérogènes, avec une part significative de lots classés DPE E, F ou G.
Solution :
Mettre en place un plan pluriannuel de travaux afin de lisser l’effort financier dans le temps.
Prioriser les interventions sur les lots les plus énergivores (DPE E/F/G) pour optimiser l’impact énergétique et réglementaire.
Impact : agilité renforcée, maîtrise des délais et conformité accrue.
Recommandations : mettre en place un comité réglementaire mensuel, des modèles de congé révisés annuellement, des conventions de partenariat avec collectivités/AOH et des KPI de vacance post-travaux.
Comme pour la galette, la réussite tient à trois ingrédients : une pâte homogène (process), une cuisson surveillée (travaux) et un service attentionné (relation locataire).
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Sources : Proposition de loi ‘visant à conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction’ (Sénat, 28/11/2025).
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