Fiscalité immobilière : schéma complet SCI, LMNP, micro-BIC, IS / IR à télécharger
Visualisez en un coup d’œil les régimes fiscaux immobiliers : SCI, location nue, meublée, LMNP, micro ou réel. PDF à télécharger.
L’article 606 prévoit comme grosses réparations à la charge du bailleur en matière de baux commerciaux :
A cela s’ajoute le décret du 3 novembre 2014 qui prévoit l’impossibilité de mettre à la charge du locataire :
De temps à autre la Cour de cassation décide que l’article 606 est d’interprétation stricte, c’est-à-dire que seuls les éléments y étant prévus peuvent être considérés comme des grosses réparations (Cass civ3, 27.11.2002, Cass com 12.06.2012). Mais dans l’ensemble une marge d’interprétation est laissée au juge.
Il n’existe donc pas de liste exhaustive car les juges peuvent estimer que certains travaux peuvent rentrer dans le cadre des grosses réparations. Il faut dès lors se référer aux différentes décisions de justice :
A titre d’exemple, sont considérées comme des grosses réparations, et par extension, ne pouvant plus être mises à la charge du locataire :
A noter toutefois que le remplacement d’une chaudière centrale n’est jusqu’à présent pas considéré comme relevant des grosses réparations et peut donc être mis à la charge du locataire (Cass civ3, 25.11.1983).
Pour en savoir plus sur les baux commerciaux, vous pouvez avoir accès à tous les détails de notre formation F01 : Étude des baux commerciaux
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Le dispositif Jeanbrun (statut du bailleur privé) issu de la loi de finances 2026 remplace les anciens dispositifs d’investissement locatif : conditions, amortissement, plafonds et impacts fiscaux.
Comme dans la galette des rois, la fève ne se cache pas au hasard : en matière de baux successifs, c’est la date certaine qui couronne le premier preneur.
La Cour de cassation par un arrêt du 4 septembre 2025 (3e civ., 4 septembre 2025 n° 24-14019) rappelle que face à deux baux sur le même bien, l’emporte celui qui a acquis en premier date certaine (1) (art. 1377 C. civ.).
Le second bail n’est pas nul : il est inopposable au premier, sauf mauvaise foi.
Pour l’immobilier d’entreprise, la date certaine devient la fève qui garantit la sécurité juridique.